Il a pour oncle le grand Danyèl Waro, qu’il a d’ailleurs souvent accompagné sur scène, et chante comme lui le maloya. Enfant de la banlieue parisienne, Jean-Didier Hoareau cultive la même simplicité mélodieuse, même quand il laisse affleurer son urbanité dans un slam dépouillé.

Roots dans le rythme et discrètement pimentées dans les sonorités, ses chansons créoles ont été confiées aux bons soins de Sami Pageaux Waro — le fils de Danyèl. Il habille les mots tristes et les envoûtantes inflexions de son cousin avec une myriade d’instruments : kora, tambour zarb, claviers, flûte pygmée, et choeurs d’église (Maloya, ode pleine de ferveur) se mêlent ainsi à l’entêtant hochet kayamn et au mystique arc bobre. Ils révèlent une voix magnifique et une personnalité prometteuse.